lundi 6 mai 2013

Cora Arriya Sek "Triangle Queen", 10 ans, le cauchemar des garçons !

Elle a 10 ans et son parcours est déjà impressionnant :
- Participation à 3 championnats
- 14 combats, 9 victoires dont 8 par soumissions
- 2 médailles d'or, 3 d'argent et 1 en bronze


Par manque d'adversaires féminins, Cora combat avec les garçons de son âge voire parfois un peu plus âgé.
Que ce soit en "GI" ou "NO GI", elle rivalise avec eux et compense la différence de force physique en utilisant sa souplesse.
Elle est devenue une experte de la "Rubber Guard" !
Une future grande championne !


 

Oss !

dimanche 5 mai 2013

4 conseils pour passer n'importe quelle garde !

Passer la garde est une des choses les plus difficiles à faire en JJB.
Stephan Kesting nous propose dans sa vidéo 4 conseils pour passer la garde et ses conseils s'appliquent pour toutes les sortes de gardes !

je les résumerais de la façon suivante :

1. Avant d'ouvrir la garde, veillez à avoir une bonne posture, c'est à dire être stable et de ne pas laisser au partenaire un point de contrôle sur vous qui pourrait réduire votre mobilité, vous déstabiliser ou vous mettre en danger. Vous devrez donc d'abord lutter pour avoir une bonne posture, c'est ce que Stephan Kesting appel le "Gripfight", en ne vous laissant pas contrôler les bras ou la tête et en ne laissant pas de main à l’intérieur de votre col de kimono.
C'est qu'une fois que vous avez une bonne posture que vous pouvez chercher à ouvrir la garde.

2. Le second conseil et de connaître au moins deux façon différentes d'ouvrir une garde et de la passer.
Même si vous êtes très fort sur votre ouverture de garde il n'est pas certain que celle ci marche sur tout les types d’adversaires et lorsque votre technique échoue, plutôt que de vous obstiner et il est important de pouvoir proposer autre chose.
Par exemple, vous n'arrivez pas à ouvrir une garde en étant sur les genoux alors levez vous, ou vous cherchez à passer la garde sur la droite et l'adversaire vous  bloque, plutôt que de chercher obstinément à passer, changez de coté et surprenez le en passant à gauche.

3. Le troisième conseil est d'être soit rapide dans vos mouvements soit lourd pour mettre la pression.
En fonction des situations vous devez être rapide dans vos mouvements pour surprendre l’adversaire et être lourd c'est à dire lui mettre la pression en plaçant votre poids de corps.

4. Le quatrième et dernier conseil  et de penser à stabiliser le passage de garde c'est à dire qu'une fois que vous avez passé la garde, contrôlez l'adversaire pour éviter qu'il ne s'échappe ou qu'il vous reprenne aussitôt dans sa garde.




  






samedi 4 mai 2013

Helvecio Penna, malgrès ses 52 ans, il continue à participer aux compétitions en division Adult !



Helvecio Penna Neto est né le 1961 à Brésil.

Il commence le judo à l'age de 5, discipline dans laquelle il remporte  plusieurs championnats.

C'est à l'âge de 31 ans qu'il découvre le JJB. Il l'utilise d'abord comme un moyen d'obtenir un avantage envers ces partenaires Judokas en affinant son jeu au sol et finalement, il tombe amoureux du JJB et obtient à 42 ans sa ceinture noire des mains de Mestre Ricardo de la Riva.

Il participe alors à de nombreuses compétions en "Master" (30 à 35 ans)  et "Sénior" (plus de 36 ans) qu'il remporte et combat même en "Adult" (- de 30 ans) rivalisant ainsi avec certaines des meilleures ceintures noires dans le monde.

En 2010, à l'âge de 49 ans, il remporte en catégorie d'âge "Adulte" le " Rio de Janeiro State Trials ".

Il participe régulièrement à différentes compétions que ce soit en "Sénior" ou en "Adult".



Palmares Judo :

- Champion of "Copa Rio Internacional" - Black Belt - 1993.
- Six times Rio de Janeiro State champion - Black Belt - Senior.
- Second place in the "World Judo Masters 2007" - Middle and Open Class.
- The second place by team in "Torneio Benemérito do Rio de Janeiro 2007" - Undefeated - Senior.
- Two times champion of the "Black Belt Budokan Senior Association of Judo".
- Five times champion by teams of the "Black Belt Budokan Senior Association of Judo".



Palmares JJB :

- Seven times champion of "International Masters & Seniors" - Weight and Open Class - Black Belt - 2004/2005/2006/2007/2008/2010/2011.
- Third place at the European Championship - Adult - 2009/2010/2011
- Rio de Janeiro State Champion - Black Belt - Adult - 2010.
- Third place at the "World Black Belt 2007" - Heavy Adult.
- Champion in "America Golden Cup 2005" - Black Belt - Adult.
- Two times champion in "Liga do Estado do Rio de Janeiro de Jiu-Jitsu" - Black Belt - Adult - 2005/2006.



Il participe également à un programme d'aide social en enseignant gratuitement le judo aux enfants des favelas de Rio de Janeiro.
Le magazine JITS lui a consacré un petit documentaire


Un exemple pour nous tous !


Oss !

samedi 27 avril 2013

Une femme échappe à un viol en plaçant un triangle !

Une femme de l'US Navy effectuait un arrêt shopping à Dubaï tandis que son navire était amarré au Port Khaled à Sharjah.
Pour retourner sur son navire, au lieu de monter dans un taxi, elle décide de prendre un bus. Or le chauffeur s'écarte de la route principale et se gare dans une zone déserte.
Le chauffeur rejoint la passagère et tente de l'embrasser. Alors qu'elle le repousse, il sort un couteau et menace de la tuer si elle continue à se débattre.
La passagère par peur du couteau coopère mais lorsque l'agresseur tente à nouveau de toucher sa poitrine, elle en profite pour désarmer le chauffeur et lui placer un étranglement en triangle.
Une fois l'agresseur inconscient, la passagère quitte le bus et retourne sur son navire ou elle signale l'incident à son supérieur.
 

Source:
http://www.thenational.ae/news/uae-news/courts/off-duty-us-navy-sailor-thwarts-dubai-rape-attempt-with-leg-stranglehold

http://gulfnews.com/about-gulf-news/al-nisr-portfolio/xpress/female-us-navy-sailor-escapes-rape-1.1175039





















Comment plier un kimono de JJB en 3 minutes !

Plutôt que de mettre votre kimono en boule, pourquoi ne pas plutôt le plier de façon à ce qu'il ne prenne moins de place et ressemble à la photo ci dessous :
Le kimono de JJB est plié

On peut même y rajouter la ceinture
Double noeud autour d'un kimono plié prêt à être rangé dans son sac
et ainsi pouvoir se passer de sac de sport pour transporter son kimono !

C'est rapide, jolie (votre kimono à quand plus de gueule plié comme ça que n'importe comment dans votre sac) et en plus on ne se retrouve plus avec un sac de sport plein à craquer.

toutes les explications sur le lien ci dessous !
http://www.espritjjb.com/comment-plier-un-kimono-de-jjb

samedi 20 avril 2013

-ZOCA: La vie et le jiu-jitsu dans les deux Brésil.

Image IPB

Je fus dans un premier temps méfiant quand le type au teint clair qui tournait autour de ma table du Beachside Café sur l'Avenue Atlantica me dit "good morning" en anglais. J'avais déjà un kimono Krugans et un Machado et je n'avais besoin de ne rien acheter d'autre, particulièrement rien qui pouvait être trouvé dans un magasin approvisionnant les "gringos" (touristes). Mais vu qu'il était là, je décidais de voir ce qu'il avait à m'offrir. Contrairement aux Thais et aux Coréens, les Brésiliens ont tendance à être assez cools et compréhensifs si ils se rendent compte si que ce qu'ils ont à vous vendre ne vous intéresse pas. Ils se rendent également très bien compte des problèmes que connaît le Brésil et ne voient pas la raison de nier l'évidence face aux visiteurs étrangers.

Je demandai donc à Alexandre car c'était son nom, s'il avait entendu parler de la famille Gracie. "Mais bien sur, man" ; me dit-il. Au Brésil on a pas beaucoup de "winners" ; donc à partir du moment ou quelqu'un gagne au Japon, tout le monde le connaît ici. En fait me dit-il : "Le type avec qui je travaille au magasin pratique le jiu-jitsu, il est ceinture noire et connaît Rickson Gracie personnellement". Si cela me paru douteux au premier abord, Je me dis qu' a Rio, c'était bien possible.


Zoca

C'était Zoca. Il était allé à l'Anglo-American High School à Botafogo avec Rickson.

Zoca connaît Rickson. Pourquoi pas ? Rio est une petite ville et dans le mileu du jiu-jitsu tout le monde connaît tout le monde, même si parfois on ignore le nom réel des gens. Par exemple le nom réel de Zoca est Mario, mais Rickson ne le sait pas.

Comme Rickson, Zoca avait appri le judo chez George Mehdi à Ipanema aux début des années 80. Ils voulaient tous apprendre le judo afin de pouvoir participer au compétitions de judo, me dit Zoca. Les mecs du jiu-jitsu voulaient quelque chose de plus stimulant que répéter des techniques de défenses contre des attaques qui ne se produiraient probablement jamais. Bien que tourner ai toujours été un élément de l'entraînement du jiu-jitsu, tout ceux avec qui j'ai discuté s'en rappellent (bien que je ne l'ai pas spécifiquement demandé à Alvaro Barreto, qui est dans le milieu depuis 40 ans, ou à Mehdi qui s'était entraîner à l'académie d' Helio et de Carlos sur Rio Branco de 1949 à 1952) il est clair qu'a cette l'époque le jiu-jitsu était loin d'être le sport organisé tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Zoca était du même avis que les autres à propos de Mehdi: C'était quelqu'un de très fort, craint par tous, et comme cela me l'avait déjà été répété plusieurs fois c'était une véritable encyclopédie humaine de techniques de soumission (Mehdi m'avait dit qu'il avait appris ses techniques au Japon pendant les années 50). Est il possible que plusieurs, probablement même la plupart des techniques de jiu-jitsu employées par les Gracie et leurs étudiants aient été introduites par les types qui les ont apprises de Mehdi ? Demandais-je à Zoca. "Très possible" ; me dit il.

Zoca est d'accord avec beaucoup d'autres qui n'enseignent pas le jiu-jitsu professionnellement que le boom a été une bénédiction mitigée. Des mecs apprennent quelques techniques, pensent tout à coup qu'ils sont les rois de la plage, commencent à enseigner aux enfants dans les banlieues, se bagarrent dans la rue. Ce n'est pas bon "Bien sûr, tout le monde veut se tester, voir si il est capable de placer les techniques qu'il connait, mais il faut le faire dans le dojo avec un adversaire qui est prêt et disposé à faire de même. Attaquer un mec naïf dans la rue ne prouve rien".

Il ne visait personne en particulier, mais le nom de certains combattants de Carlson sortait de temps à autres. "Bien sûr, Fernando Pinduka était un "heroi" sur le "ringue", mais il avait un caractères spécial". Pourquoi ? Il avait tendance à aimer rosser les gens. Le succès des combattants du jiu-jitsu dans le Vale Tudo a rendu le jiu-jitsu populaire, mais ce n'est pas très bon que les jeunes essayent d'imiter ces gars là. Le Brésil a déjà assez de problèmes comme ca... dit-il.


Zoca avait obtenu un MBA (Master of Business Administration) à New York et y avait travaillé pour Merrill-Lynch avant de retourner à Rio. Il parlait couramment l'anglais et avait beaucoup à dire sur l'économie du Brésil et les ses problèmes sociaux.


Les pauvres

Le principal problème est qu'il y a trop de pauvres. Ces gens sont pauvres du fait de l'époque et l'endroit où ils sont nés, et ça n'aide pas les choses que les politiciens et autres gens riches et corrompus essayent de leur soutirer le peu qu'ils possèdent. Quand de l'argent est alloué pour quelque chose comme un projet d'irrigation dans le nordeste, les pauvres n'en bénéficient pas, car les riches propriétaires fonciers siphonnent les fonds, au sens figuré, et parfois l'eau aussi, littéralement. Qu'est-ce qui pourrait les arrêter? A partir du moment ou vous avez de l'argent au Brésil, vous pouvez tout vous permettre, y compris le meurtre. Le tribunal via votre avocat mettra le dossier "en attente" dans un tiroir jusqu'à ce que toute personne qui s'en soucie abandonne, oublie ou disparaisse... Ou alors vous pouvez payer la police, en premier lieu. En fait, vous pouvez même les engager pour faire le coup pour vous. "Cela vous parait cynique" me dit il, "Mais c'est vrai".

Parfois, la police anticipe plutôt que de réagir aux tendances criminelles en tuant tout simplement des gens, des enfants des rues en général, qui pensent ils peut-être un jour seront un problème. Bien sûr, ils ont raison. Ces enfants seront probablement un problème. Sinon, comment vivront-ils? [Tobias Hecht fait valoir que la police ne tue plus les enfants des rues. Les enfants des rues se font toujours tuer en nombre extraordinairement élevé, mais ils sont habituellement tués par d'autres enfants des rues, parfois avec un peu l'aide indirecte de la police]. La police fait également régulièrement des descentes dans les favelas à la recherche des barons de la drogue. Invariablement, le lendemain les journaux publient des photos de cadavres jonchant le sol et recouverts d'une couverture. Les trafiquants de drogue sont généralement assez chanceux, assez intelligents, ou assez bien informés pour ne pas être parmi eux. La police voit les choses différemment. Ceux qui ont été tués avaient sans doute déjà commis un crime dans le passé, et si ils n'en avaient pas encore commis, ils en commettraient certainement un dans l'avenir...

En fait selon les personnes qui y sont allées, la plupart des favelas sont en fait des endroits assez sûr, sauf lorsque la police débarque...


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Les gens pauvres n'ont pas grand chose, mais ils ne semblent pas malheureux, dis-je. En moyenne l'habitant des favelas de Rio de Janeiro de la Zone Sud a une qualité de vie meilleure que la moyenne des gens de la classe moyenne à Tokyo, à bien des égards, il me semble. Je vois plus de gens à l'aspect misérable en un jour au Japon que j'en ai vu en 32 semaines au Brésil. "Peut-être dans la zone Sud", me dit Zoca, mais pas dans la plupart du reste du Brésil, Les pauvres gens vivent entassés dans des baraques fragiles et s'entassent dans les favelas, car cela ne coûte pas cher de vivre dans une favela. Ils ne peuvent pas se permettre mieux parce qu'ils n'ont pas d'argent, vu qu'ils ne peuvent obtenir de bons emplois bien rémunérés parce qu'ils n'ont pas assez d'éducation et ils ne peuvent pas obtenir assez d'éducation parce que leurs écoles sont "de la merde." Zoca et Alexandre, qui s'était joint à la discussion, estiment que les enseignants des écoles publiques gagnent entre 300-500 reais par mois, tandis que les enseignants des écoles privées, comme ceux qui ont enseignés à Zoca et Rickson à l'école anglo-américaine, s'assurent entre 1800-2000 reais. "Vous pensez qu'un bon professeur va enseigner dans une école de favela si il peut enseigner dans une école privée?" Demande rhétoriquement Zoca. Il dessine un schema et le commente, «Le Brésil est deux pays. L'un est petit riche et blanc et l'autre est grand pauvre et noir." Zoca n'était pas la première personne à faire cette observation, et il ne sera certainement pas la dernière. La majorité pauvre du Brésil ne sera plus pauvre, selon certains analystes, lorsque les gens riches du Brésil renonceront volontairement à leur monopole sur les richesses de la nation. Ce ne serait pas facile à faire, même s'ils voulaient le faire. Selon d'autres, si cet événement improbable avait lieu un jour, il aurait tout simplement pour conséquence de rendre tous les Brésiliens pauvres, et les pauvres, paradoxalement, encore plus pauvres qu'ils ne le sont aujourd'hui, et probablement plus malheureux.


Sombre vision

Comme la plupart des autres Brésiliens, Zoca semblait presque prendre plaisir à peindre un tableau sombre du paysage socio-économique Brésilien. Il semblait assez crédible, mais une personne riche peut elle vraiment savoir ce qu'est la vie d'une personne pauvre? Peut-être, si elle même autrefois a été pauvre aussi, comme dit Zoca, devenir riche est un fantasme plus qu'une possibilité. De jeunes hommes pensent qu'ils peuvent y arriver en devenant un héro du "futebol", sans se rendre compte que les quelques personnes qui jouent au ballon assez bien pour mériter une place dans une équipe gagnent en tant que joueur moyen de futebol moins de 1.000 reais par mois. Ce n'est pas mal, mais ce n'est pas beaucoup non plus, et la carrière des joueurs de football est brève. Les meilleurs emplois disponibles pour la plupart des jeunes hommes de race noire sont: le vole de voiture, la vente de drogue et l'enlèvement et la séquestration de gens riches. "Il faut réelle capacité d'organisation pour réussir avec succès un "sequestrão", déclare Zoca. Le pire c'est que certains de ces gars-là pourraient réussir de bonnes choses dans le monde du business "légal" si ont leur donnait leur chance.

On dit souvant que le Brésil est une démocratie raciale. Et comme beaucoup d'autres choses qui sont souvent dites au Brésil, personne ne le prend très au sérieux. La seule chose qu'on peut dire au sujet de problèmes raciaux au Brésil est qu'ils sont différents de ceux de l'Amérique, surtout parce que le Brésil et son histoire sont différentes de l'Amérique et de son histoire. Les Brésiliens ont tendance à considérer la race (Raça) comme une question de couleur, et les variations subtiles dans les tons de couleur, plutôt que l'appartenance ethnique ou à l'héritage génétique. (Ils prêtent également attention à la frisure des cheveux et l'épaisseur des lèvres). En théorie, cela fait une différence. Dans la pratique, la différence est faible. En Amérique, les "noirs" en tant que groupe ont moins que les "blancs". Au Brésil, les gens les plus sombre en tant que groupe ont moins que les plus clairs.

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Une famille sans toit

Une famille de Brésiliens sans-abri, récemment arrivé de Bahia, avait décidé de camper sous ma fenêtre au deuxième étage au n° 23 Rua Raul Pompeia. Ils étaient là tous les soirs pendant deux semaines. Je leur donnais quelques reais quand je rentrais le soir, des chemises de rechange lors nuits fraîches et du pain, des fruits ou de l'eau quand je pouvais. J'avais amené quatre coûteux harmonicas diatoniques du Japon pour offrir en cadeau. Le Bluesman American Junior Wells à évité la vie statistiquement typique d'un jeune homme dans les centres urbains de l'Amérique en ayant reçu un harmonica en cadeau d'un juge bienveillant (Junior avait été attrapé en train de voler car il n'avait pas assez d'argent pour en acheter un.) J'imaginais déjà mon voisins sans-abri du dessous former un groupe et gagner un revenu honnête en jouant des mélodies de samba sur une plage ou au coin d'une rue. Ils étaient fascinés par le son de l'harmonica quand j'ai joué quelques riffs de Little Walter comme "Juke" et "Off the Wall". Je leur ai donné les quatre harmonicas. Ils se les disputèrent entre eux et passèrent ensuite une dizaine de minutes à souffler dedans puis subitement perdirent tout intérêt pour l'instrument (comme la plupart des peuples du monde entier qui tentent d'apprendre à jouer d'un instrument de musique).

Finalement, ils ont commencé à se sentir trop à l'aise, en restant éveillés très tard et se chamaillant sur une chose ou une autre. D'autres sans-abri venaient leur rendre visite, certains avec des bouteilles de cachaça, et de temps en temps un ou deux des plus aisés enfants du voisinage local aussi, eux semblaient par contre préférer les chiffons imbibés de diluant à peinture. Une nuit, quelqu'un versa un seau d'eau sur eux de l'un des appartements au-dessus du mien. Le lendemain, ils déménagèrent quelques pâtés de maisons plus loin, vers Ipanema, en face du supermarché Zona Sul.

Les résidents ne veulent pas être trop incommodés, mais ils ne sont pas insensible et offrent parfois des boîtes pleines de vêtements ou de nourriture aux sans-abri. (Généralement il prennent leur voiture et vont distribuer dans d'autres quartiers que le leur, sans doute pour éviter de fournir une incitation pour les sans-abri en place de rester, et à de nouveaux sans-abri de venir s'installer dans leurs quartiers.) Peut-être veulent ils juste se débarasser de choses dont ils ont plus besoin, mais quand même, ça aide. Les Brésiliens sont réalistes. Ils ne croient pas que n'importe qui peut réussir ce qu'il veut dans la vie, uniquement grace a sa volonté et la force de son esprit. Certaines choses ne sont pas sous contrôle humain. Les pauvres sont pauvres à cause de qui étaient leurs parents, ce qui a été déterminé par Dieu, non pas par quoi que ce soit qu'ils aient eux-mêmes fait, pas fait, auraient pu faire, ou pourraient faire. Les choses sont comme ca. Les pauvres ne sont pas pauvres parce qu'ils ont des défauts de caractère (tels que la paresse ou l'incapacité à obtenir un diplome) ou parce qu'ils ont fait quelque chose de mal dans une vie antérieure. Ils ne méritent pas d'être pauvre. Ils le sont tout simplement.



La réponse

Zoca pensait avoir la réponse: "Plus d'éducation." Bien sûr, cela exige de meilleures installations et des enseignants, ce qui coûte de l'argent. Et d'où viendra l'argent? Les pauvres n'en ont pas, évidemment. La réponse est évidente. Étant donné que les pauvres ne peuvent pas payer, les gens riches n'ont qu'a le faire. Puisque le problème et la solution sont si évidents, pourquoi la solution n'a-t-elle pas été mise en œuvre, et le problème ainsi résolu? Parce que, m'explique Zoca, bien que les Brésiliens riches paient de lourds impôts, mais l'argent va à d'autres Brésiliens riches, ou même revient dans leurs propres poches sous forme de subventions et de loyers. Très peu de cet argent aide les 87 à 90% des 164 millions de Brésiliens qui ont besoin de l'aide. Je me doutais que la fraude fiscale et la corruption politique ne font pas beaucoup pour aider les pauvres du Brésil. Mais je me demandais si dépenser beaucoup d'argent pour l'éducation permettrait de faire mieux que de produire un grand nombre de bien-instruits chômeurs, qui peut-être eux ne se satisferaient pas de la plage, du carnaval, de la samba, du beau temps et des belles vues de la ville.

Zoca s'entraîne encore, mais ne fais plus de compétition. "La compétition c'est bien, mais ce n'est pas tout. Tout le monde ne ressent pas le besoin de participer." Un moment, il m'invita à m'entraîner. A ce moment nous n'étions pas n'importe où, mais justement à coté d'une académie, cela traduisit bien une certaine façon de penser. Les gars du jiu-jitsu supposent que si vous êtes intéressé par le jiu-jitsu, vous souhaitez forcement tourner. Pour eux, le jiu-jitsu sans tourner n'est pas le jiu-jitsu. Et c'est précisément pour cette raison, comme quelqu'un l'a déjà dit, le jiu-jitsu règne encore.

-MEHDI: Un irreverent, iconoclaste, révisionniste sur l'histoire des Gracie.

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J' étais déja passé de nombreuses fois devant l'Académie de Judo de Mehdi au 411 de la rue R. Visconde de Piraja à Ipanema. Sylvio Behring me recommenda de rencontrer Mehdi. De nombreuses autres personnes me l'avait déja suggérer en disant. "Mehdi sait tout. Il il a toujours été là" ou quelque chose du genre.

Un jour en fin d'après-midi, je décidais d'y aller. La porte de son Académie était ouverte. Mehdi faisait la sieste sur le tatami, je frappe alors sur le mur pour lui faire savoir que je suis là, mais il savait déjà. Je lui dit que je vivais au Japon et que je voulais voir comment le judo etait pratiqué au Brésil. Cela lui plu.

Kastriot "George" Mehdi qui vivait dans la région de Cannes dans le sud de la France, était venu passez des vacances a Rio en 1949 et avait décidé d'y rester. Etudiant le judo en France, il voulait continuer la pratique de celui ci au Brésil. Si il y avait bien du judo à São Paulo du fait de la grande communauté d'immigrants Japonais qui y vit, à Rio, la chose qui se rapprochait le plus du judo était le jiu-jitsu.

L'entroit ou pratiquer était le 151 de l'avenue Rio Branco dans le district central, l'Académie de Carlos et Helio Gracie.

Mehdi s'inscrit.

A l'Académie, Carlos, Helio, Robson, Carlson, et les autres instructeurs mettaient surtout l'accent sur la lutte au sol parce que, disaient-ils, c'est plus efficace et plus réaliste. Dans un bagarre de rue ou une situation d'auto-défense, il fallait s'attendre a quatre choses. Tout d'abord, l'agresseur serait probablement plus costaud que vous. Deuxièmement, c'est lui qui allait attaquer. En troisième lieu, apres un échange de coups celui qui serait touché allait probablement s'agripper à l'autre pour éviter d'être touché un peu plus. Et quatrièmement, tôt ou tard, un ou les deux protagonistes allaient se retrouver au sol. Le système Gracie repose sur ces quatre hypothèses.
L'interprétation de Mehdi est différente. Les Gracie mettent l'accent sur le combat au sol parce qu'ils "ne savent pas comment projeter". Pourquoi salir vos vêtements, si vous n'en êtes pas obligé, dit Mehdi?

Mehdi estime qu'une bonne projection peut rendre le combat au sol inutile. Et même si la lutte se poursuit au sol, vous serez dans une bien meilleure position si vous venez de claquez votre adversaire au sol apres lui avoir fait faire un vol plané à deux metres de haut, peu importe la projection. Ukemi ou pas ukemi, ça fait mal.

Une projection correctement exécutée est aussi quelque chose de beau à voir explique Mehdi, alors que que garder quelqu'un entre ses jambes pendant toute la durée d'une bagarre ou d'un combat, est ok pour une femme en situation de survie de rue, mais est inconvenant pour un artiste martial entrainé. Romero Jacare ainsi que d'autres anciens élèves de Mehdi comme Sylvio Behring et Rickson Gracie, sont d'accord avec Mehdi sur certains points.
Toutefois me dit Sylvio, lorsque deux combattants combattent dans des règles qui les autorisent à rester dans la garde, il est inévitable que cela se produise. Ce problème est lié aux règles ou à l'arbitrage et pas aux techniques en elles memes. Mehdi etait entièrement d'accord. Ce sont les règles qui font du jiu-jitsu ce qu'il est et ce qu'il ne devrait pas être. C'est précisément ce qui ne va pas dans la discipline.

Il n'y avait pas seulement le fait que les Gracie mettent l'accent sur la lutte au sol que Mehdi n'appreciait pas, il y avait les Gracie eux-mêmes. "La bagarre et les mensonges. Je n'aime pas. Le Judo est sensé vous élever et faire de vous une personne meilleure, pas quelqu'un qui se bat dans la rue". Il cite comme exemple de mensonge l'épisode ou Helio Gracie avait annoncé qu'il entrainait un "champion" Français de judo. "C'était juste un débutant et pas un champion", dit Mehdi.

Toute personne qui regarde "Gracie in action 1 et 2" pourra avoir détecté un certain penchant de la part de Rorion pour exagérer les compétences et le statut des adversaires de sa famille et de ses "représentants". Dans la cassette, Rorion décrit les gars qui le défie ou qui ont accepté de le défier lui et ses frères aux États-Unis comme des "experts", des "maîtres", des "champions", ou tout au moins des "instructeurs". Alors qu'au Brésil, les Gracie décrivent généralement leurs challengers comme des palhaços (clowns).

Pour Mehdi le simple fait que les Gracie nomme leur art jiu-jitsu est une preuve de malhonneté. "C'est du judo" dit il.

Mehdi n'a pas pas tord en disant que les techniques de jiu-jitsu sont des techniques de judo. Mais les gars du Jiu-jitsu n'ont jamais pensés que leurs techniques venaient d'ailleurs. Au contraire, ils en sont fiers. D'ailleurs chaque récit de l'histoire des Gracie commence avec la rencontre de Carlos avec Mitsuo Maeda. Maintenant si effectivement vous pouvez voir beaucoup de techniques de jiu-jitsu sur de vieilles cassettes de Kosen Judo, vous ne verrez pas beaucoup d'entre elles pratiquées dans un dojo de judo. De plus, ce que vous ne verrez pas sur ces cassettes ou dans de vieux livres c'est la facon de les mettre en place. C'est là que les Brésiliens ont élevé le newaza à un niveau plus superieur.)

Mehdi abandonna l'étude du Gracie jiu-jitsu et se rendit au Japon immédiatement après la fin de l'occupation américaine en 1952. Il s'entraina entre autres avec Masahiko Kimura qui avait vaincu Helio l'année précédente. Il resta cinq ans au Japon en tant qu'étudiant à l'Université de Tenri à Nara. Le combat entre Kimura et Helio etait une farce (was a joke) me dit Mehdi. Kimura accepta de jouer le jeu pendant dix minutes de facon a en donner aux fans pour leur argent et ne commenca réellement à combattre qu'ensuite m'explique t il en imitant les déplacements et le jeu de jambes d' Helio pendant le match, exagerant sa maladresse. Apres treize minutes de lutte, Kimura finalisa Helio avec une clef d'épaule que les Brésiliens nomment maintenant "Kimura" en son honneur mais surtout n'appelez pas ca "Kimura" , me dit Mehdi c'est "ude-garami". Il y a aussi eu des discutions a propos de fixer le déroulement et l'issue du combat, mais l'ambassade du Japon avait prevenu Kimura que si il perdait, il ne serait pas le bienvenu de retour au Japon. Un certain degré de chorégraphie pouvait être accepté, mais pour le Japon si son plus grand champion venait à perdre contre gaijin (étranger) squelettique, ce serait trop.

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Un autre exemple qui prouve le gout des Gracie pour l'approximation en ce qui concerne l'exactitude des faits, me dit Mehdi est que Kimura pesait 80 kilos et non 100 kilos comme c'est habituellement mentionné (il me montre alors une photo de lui en compagnie de Kimura au moment du combat, ils semblent être de la même taille et du meme poids, et Mehdi fait environ 1m75 pour 80 kilos. D'un autre coté, Kimura pesait 86 kilos pour son dernier shiai à Tokyo en 1949. Il est possible qu'il ait prit quelques kilos au cours des deux années entre les combats.)

Mehdi, qui avait reçu son 8 ème dan du Kodokan en 1979, n'etait pas seulement une encyclopédie de la technique (selon Cleiber Maia, lui meme ceinture noire de judo et jiu-jitsu et champion du brésil de lutte). Il fut également un grand competitieur et domina le judo brésilien pendant des années. Mike Swain (dont l'épouse est brésilienne et originaire de Rio) se rendit au dojo de Mehdi juste après avoir remporté le titre de champion du monde 1987 en catégorie 71 kilos. Swain était donc en pleine confiance. Alors qu'il travaillait une projection, Mehdi corrigea son grip. Swain eu l'imprudence d'inviter, ou d'apres certaines versions, de défier Mehdi a lui montre cela dans une situation de randori. Mehdi projetta alors Swain qui traversa la piece pour atterir contre un mur d'en face (cette histoire m'a été racontée a la fois par Sylvio Behring et Cleiber Maia, sans que ni l'un ni l'autre ne se rappel du nom du champion américain de judo). Mehdi me raconta cette histoire sans oublier de me citer ce que Swain avait dit a ses étudiants, "voces não sabem une sorte que voces tem em serem alunos do professeur Mehdi, com todo conhecimento e technica" [vous ne savez pas comment vous êtes chanceux d'avoir un enseignant comme Mehdi, avec toutes ses connaissances et sa technique].

Mehdi était réticent au fait de parler des Gracie. Ce n'est un secret pour personne à Rio qu'il ne les aime pas. Pourquoi écrire sur les Gracie, Alors il y a tant de grands champions Japonais sur qui vous pourriez le faire m'interrogea-t-il? Parce que je suis en train d'écrire sur le jiu-jitsu Brésilien, lui dis je. "Pourquoi?" me demanda t il, visiblement perplexe sur le fait que cela puisse interesser quelqu'un. Il était aussi réticent à l'idée de parler de lui-même, pour cette même raison. En fait ce n'était pas le jiu-jitsu en tant que tel que Mehdi n'aimait pas. Il aimait par exemple beaucoup Marcello Behring. Un jour il me dit que Marcello était meilleur que Rickson au sol. Mais Sylvio me dira que ce n'est pas vrai en ajoutant "Il ne faut pas oublier que Mehdi aimait mon frère et déteste les Gracie..."

Mehdi aimait la mentalité Japonaise autant que les projections, les clefs, les étranglements et les immobilisations qu'il enseignait. Mario Sperry, un de ses anciens étudiants me dira: "J'ai appris énormement de Mehdi, et pas seulement du judo et du jiu-jitsu, mais d'autres choses, comme l'honneur et le respect".

Peut-être etait-ce la mentalité Brésilienne, qu'il n'aimait pas? Non, car meme si il trouvait que les Brésiliens étaient indisciplinés (comparé aux Japonais, qui ne l'est pas?), Mais il les aimaient bien. C'est la Gracies eux-mêmes, quil n'aimait pas, et en particulier leur mentalité : mensonges et bagarres.

Il pensait également qu'il était ridicule pour quelqu'un qui est simple ceinture noire de prétendre à enseigner quoi que ce soit à quiconque. "Au Japon, un enseignant a besoin de 20-30 ans d'expérience avant d'enseigner". Je ne lui ai pas dit qu'il existe des endroits ou des gens enseignent le jiu-jitsu avec une ceinture bleue... Pas à Rio bien sur. Si au Japon, les enseignants ont 20-30 ans d'expérience c'est parce que le Japon compte de nombreux bons judokas, tout comme Rio compte de nombreux bons jiu-jitsuka. Je suspecte egalement Mehdi de ne pas se rendre compte qu'en jiu-jitsu, une ceinture noire représente six, sept ou plus d'années d'études, alors que les ceintures noires de judo, du moins au Japon, sont régulièrement attribués en moins de deux ans, parfois moins d'un.

Malgré le fait que Mehdi n'a jamais aimé Carlos, Helio et leurs frères, il ne s'est jamais opposé à enseigner à leurs enfants ou leurs élèves. En plus de Rickson et des Frères Behring, Carlson Jr., Mario Sperry, Murilo Bustamante, Wallid Ismail et beaucoup d'autres ont passé du temps sur le tatamis de Mehdi . Selon un instructeur de jiu-jitsu (également ancien élève Mehdi), Rolls Gracie lui-même appris le judo chez Mehdi.

Pour Mehdi il etait acquis que je voulais m'entrainer. "Où est votre gi ?", me demanda t il. J'étais prudent, si en judo, le "ju" veux dire "souple", il n'y a rien de souple a se faire projeter sur la tête ou en arrière a deux metres du sol. Cependant, je voulais apprendre et mieux connaître Mehdi, et il semblait avoir hâte de me voir participer à un cours, donc je le fis.

Tout le monde m'avait dit que les cours de Mehdi étaient intenses. L'échauffement était suffisant pour vous éliminer à vous si vous n'étiez pas en top forme. Ayant assisté a un cours je peux le confirmer. Le cours était celui de 18h à 20h30. La première partie de 30 minutes est consacrée a l'échauffement, la deuxième partie à une nouvelle technique (ou la revision d'une connue). La troisième partie pour les uchikomi traditionnels (mise en place d'une projection sans réellement l'effectuer ) et la quatrième pour le Randori (sparring libre, l'équivalent de "tourner" en jiu-jitsu). C'est ce qui se pratique dans tous les dojo de judo partout dans le monde. Cela dure plus ou moins une heure, mais ceux qui veulent, peuvent rester plus longtemps et continuer leur pratique sous la forme qu'ils préfèrent. Certains arrivent plus tard, et ainsi peuvent commencer par ce qu'ils veulent. En d'autres termes, ils peuvent sauter l'échauffement si il veulent. Certaines personnes arrivent en retard, d'autres partent plus tôt. Les enfants eux sont tous là dès début. Mehdi était assis sur un banc à discuter avec moi, en criant des directives, puis de temps en temps se levait pour corriger un élève sur une technique. L'échauffement fut dirigé par un adulte avec une ceinture noire et une queue de cheval. Quand les Uchikomi débutèrent il mit une genouillère ligamentaire à son genou. " Blessure de Judo?" J'ai demandé à Mehdi. "Oui", me dit-il, "et a son épaule aussi".

J'arrivais un peu tard le lendemain, dans l'espoir de manquer au moins une partie de l'échauffement (j'avais prévu de visiter l'académie Alexandre Paiva plus tard dans la soirée ou j'allais être invité à tourner, comme ça ne manquait jamais de se produire partout). Tout ce que je réussi à éviter c'est 30 tours autour du dojo, mais cela m'aida. Mehdi me présenta à ses élèves et dit qu'il allait donner un cours spécial en mon honneur, il me demanda ce que je voulais apprendre. Je lui dit, du newaza, et surtout la technique, que je les avait vu mettre en pratique le jour précédent, un étranglement en contre sur une tentative de seio-nage. Mehdi me montra également un autre étranglement très douloureux (qu' Alvaro Barreto m'a également montré quelques jours plus tard!) et une superbe variation sur Kimura qui fonctionne même si l'adversaire s'accroche à sa propre ceinture.

Que pensez-vous? me demanda-t-il après le cours. "Impressionnant, intéressant" dis-je. "J'aime le newaza", en ajoutant, "Le Nage-waza est dangereux" en pensant à son assistant ceinture noire avec la genouillère. "Oui", me dit Mehdi, je suis d'accord, "le judo est dangereux. Mais j'aime ca."

Je lui fit part de mon intention de combattre au tournoi "Internacional de Masters e Seniors" plus tard dans le mois, et lui demandai quelques conseils sur la façon de prendre un bon départ. Il me proposa quelques variations d'Hiza Guruma et les travailla avec moi. Cleiber Maia avait raison, ainsi que Sylvio Behring, Café, Mario Sperry, et Mike Swain. Mehdi savait beaucoup de choses.

Personne très intéressante ce Mehdi.

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