samedi 20 avril 2013

MASTER JIU JITSU: La théorie et la pratique du jiu jitsu selon Sergio "Malibu" Jardim

Rio de Janeiro est divisé en 3 sections: La Zona Norte (zone nord) Centro (le centre) et Zona Sul (zone sud). Copacabana, Ipanema, Leblon et Barra da Tijuca sont situés dans la zone sud. les Cariocas (habitants de Rio) qui peuvent se permettre de vivre où ils veulent, vivent ici.

Il ne serait pas vraiment exact de dire qu'il y a une académie de jiu jitsu à chaque pâté de maisons dans la Zona Sul, parce que certains blocs comptent plus d'une académie....

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La première que je remarque, à Ipanema, est "Master Jiu-Jitsu". Le panneau rouge sur la facade indique que Fabio Gurgel et Romero Cavalcanti enseignent ici. Je connais Fabio Gurgel pour ces combats contre Jerry Bohlander et Mark Kerr. Par contre je n'ai jamais entendu parler de Romero Cavalcanti.

J'entre, la séance d'entraînement commençe tout juste. Un grand gars au comptoir d'accueil, avec son bras dans une écharpe (il a attendu trop longtemps pour taper, explique-t-il), m'invite à regarder l'entrainement.

Il y a environ vingt gars sur le tapis, ou "tatame", comme les Brésiliens l'appellent. La plupart d'entre eux sont ceintures bleues. Il y a quelques blanches, un peu plus de violettes et une ou deux ceintures marrons. Il n'y a qu'une ceinture noire. C'est le professeur, Sergio Malibu.

Tout le monde l'appelle Malibu, mais son vrai nom est Sergio Jardim. Ce surnom vient du fait qu'un jour en rendant visite à un de ses nombreux amis Brésiliens vivant en Californie, il alla a Malibu Beach, il trouva ce nom cool, et décida de l'adopter. Au brésil la plupart des gens portent un surnom. Il n'est pas rare que des gens se connaissent depuis des années sans connaitre le veritable nom de l'autre.

Je me presente à lui. Je pensais qu'il suffirait de dire que j'étais intéressé par le jiu-jitsu, ce qui explique ma présence ici, et que j'étais un américain (ce qui explique mon mauvais portugais) je reussi tout de meme a lui dire en portugais: eu sou Americano e gostaria conhecer o Jiu-jitsu.

Malibu se montre assez sympathique (comme la plupart des Brésiliens) mais il veut avant tout savoir deux choses. Tout d'abord, ai-je deja pratiqué le jiu jitsu, et d'autre part, ai-je l'intention de m'entrainer maintenant? Je lui explique que je me suis entrainé 2 ou 3 mois à Los Angeles. Je ne connais que les positions de base (la monte, la garde et la croix ) et une poignée de simples soumissions. Je connais le système de graduation des ceintures (blanche, bleue, violette, marron, noire), et j'ai saisi en quoi le jiu jitsu diffère des autres arts martiaux, tels que le Karaté, le Muay thaï, le Kali, et l'Hapkido. Cela semble lui suffir, Malibu m'invite alors a prendre part a l'entrainement. Mais je lui dis que je préfère dans un premier temps observer un cours pour voir la façon dont ils s'entrainent au Brésil.

Il s'avère qu'ils s'entrainent plus ou moins de la meme façon dont on s'entraine à Los Angeles. Exepté que le cours est un peu plus "Brésilien" c'est a dire plus souple, plus détendu, mais aussi plus intense. Les cours durent soit une heure soit une heure et demie.(avec un échauffement plus long pour le cours d'une heure et demi) mais sinon la structure du cours est la même. Le debut du cours peut differer d'apres les élèves en présence. Si la majorité des élèves sont de jeunes ceintures blanches et bleues, le professeur prodiguera lui meme l'echauffement (qui peut être intense). Si les gars sont plus âgés et plus expérimentés, en particulier des ceintures marrons et au-dessus, ils s'échauffent chacun de leur coté à leur propre rythme. À un certain moment, le professeur demande l'attention de tous et explique une technique. En règle générale, ils voient trois ou quatre techniques par cours, habituellement ayant une connexion entre elles, mais parfois pas. En fonction de la composition de la classe, ils travaillent soit les techniques de base soit des techniques avancées, parfois un mélange des deux. Ce jour là Il n'y avait pas beaucoup de débutants dans au cours de Malibu. Les techniques qu'ils ont travaillées me passaient par au dessus la tête.

L'echauffement et les positions (le nom qu'il donnent a la partie "instruction" du cours) durent environ entre 30 et 45 minutes ce qui laisse donc les 30 a 45 minutes restantes pour la partie combats (cette partie du cours est parfois appelée "training") Ces combats sont pour la plupart du temps chronometrés (6 minutes) mais pas toujours. Dès qu'un combat est terminé ils en enchainent un autre en changent de partenaire et ainsi de suite. a noter que chacun est libre de se reposer tout moment et pour aussi longtemps qu'il le veut, mais peu le font.

Malibu m'explique : "c'est en combattant qu'on devient meilleur" Autant pour apprendre un nouvelle technique vous avez besoin d'un partenaire complaisant , autant pour apprendre à la placer vous avez besoin d'un partenaire qui résiste. Vous ne pouvez pas dire que vous maitrisez correctement une technique tant que vous n'etes pas parvenu a la placer a un adversaire qui resiste.

Je lui demande alors comment s'appelle en portugais le mouvement qu'il a enseigné à ses élèves dans ce cours ? Il n'a pas de nom, me repond il. C'est juste une des innombrables variantes de "raspagems" (sweeps, renversement). En portugais, "raspagem" signifie raser ou gratter. Dans la pratique, un raspagem est un mouvement dans lequel vous commencez en dessous avec les jambes autour de la taille de votre partenaire (garde) pour vous retrouvez ensuite au dessus a cheval sur lui (monte). Cette position de depart (la garde) n'est pas une mauvaise position, parce que même si vous êtes en dessous, vous pouvez tres bien défendre et même attaquer de manière efficace, principalement parce que vous pouvez vous servir de vos jambes pour transferer le poids de votre adversaire. Si toutefois vous aviez commencé en mauvaise position, par exemple en dessous, mais sans jambes autour de votre adversaire, et que vous finissez en meilleur position, se ne sera pas un raspagem mais une saida (une sortie). Il m'explique que renverser ou sortir ne se fait pas grace a un mouvement mais grace a une suite de differants mouvements qui sont tous aussi importants les uns que les autres dans reussite de la technique.

Le lendemain, je me presente donc a l'academie pour m'entrainer. Apres qu'Eduardo Luna l'assistant de Malibu ai prodigué l'echauffement, Malibu arrive dans son Gi (kimono) recouvert de patches colorés et de logos. Comme la plupart des autres professeurs de jiu jitsu, Malibu n'a pas de plan de cours en tant que tel, il décide des techniques qu'ils va expliquer en début de cours en fonction des élèves présent et des besoins de ceux ci. Aujourd'hui Malibu décide de travailler des mouvements de base dans la mesure ou il n'y a que trois autres éléves au cours en plus de moi et nous sommes tous ceintures blanches (il y a aussi Raphaël, un garcon de 14 ans ceinture verte). Tout d'abord, il nous montre comment se défendre contre un coup de pied et ensuite la façon de donner un coup de pied dans le style jiu jitsu (l'objectif de ce coup de pied n'est pas de blesser l'adversaire mais plutôt de créer une ouverture pour arriver au clinch.) Ensuite Malibu nous enseigne 2 techniques a partir de la garde, d'abord un renversement en utilisant un pied comme un "crochet", suivi d'une technique de "chave de braço" (clef de bras).

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Nous passons ensuite à la partie combat, Malibu m'appelle pour tourner avec lui. Un moment donné il du tenter 2 fois une clef de bras pour me finaliser. je n'en n'etais pas peu fier, sachant qu'en plus d'un avantage de poids de 13 kilos et ses 20 ans d'expérience, Malibu est un brillant competitieur. Il a entre autres obtenu la médaille d'or en 1996 aux Pan-Americans et fut champion du Championnat Carioca 1996 et 1997. J'ai eu par la suite encore plusieurs autres occasions de tourner avec Malibu, bien sur a chaque combat toutes mes tentatives d'attaque sur lui furent vaines, mais bon je ne m'attendait pas non plus a faire taper une ceinture noire quand j'ai deja du mal a le faire avec des ceintures blanches plus jeunes et plus legeres que moi....

Pourquoi Rapahël est il ceinture verte, est ce plus haut ou plus bas que la ceinture bleue ? Malibu m'explique : le systeme de graduation des ceintures est differant pour les enfants, la ceinture verte est le plus haut grade qu'un enfant puisse avoir. Si il estime en avoir les capacités un enfant peut venir s'entrainer avec les adultes, il y a beaucoup de cours ou il y a une grande mixité d'ages et de grades (a ce propos j'ai participé à plusieurs cours, ou il y avait des enfants de10 ans qui s'entrainaient aux côtés d'adultes qui avaient remportés des médailles d'or au Mundial en marron ou noire! Ce n'était pas typique, mais ce n'est pas rare non plus. Le fait est qu'il n'y a pas de ségrégation dans une academie de jiu-jitsu. Le jiu-jitsu est très démocratique, comme me l'expliquera Mario Sperry, trois ans plus tard) Lorsque l'enfant acquiert une certaine taille, de la force et de la maturité, en d'autres termes, lorsqu'il apparaît qu'il est capable de rivaliser avec des adultes il est promu ceinture bleue. Parfois un enfant a toutes les qualitées requises pour s'entrainer avec une ceinture bleue, exepté quelques kilos, ce qui fait que parfois il sera debordé par une ceinture blanche adulte beaucoup plus lourd que lui. Mais c'est comme ca, personne ne lui fera de cadeaux et il le sait. Le jiu-jitsu a été conçu pour permettre aux petits gars avec plus de technique de battre des plus grands gars avec moins de technique. Donc pas d'excuses. Bien sûr dans ce cas le grand gars connait également le jiu-jitsu. Si votre adversaire sait ce que vous allez faire, il est forcement plus difficile de le surprendre.

Un jour, un jeune enfant, de peut-être 16 ans pesant 55 kilos ceinture bleue tournait avec une ceinture blanche adulte qui devait faire au moins 20 kilos de plus que lui. L'enfant fit une erreur et est etranglé avec un mata leão (etranglement arriere). Personne ne le consola en lui disant, "Oui mais bon, ton adversaire est plus lourd que toi et il en connait certainement autant que toi sur le jiu jitsu". Non au lieu de cela, les autres l'ont raillés, et Malibu lui a même dit, "Comment as tu laissé une telle chose se produire?" Ce sont pourtant des choses qui arrivent que des ceintures bleues "tapent" coccasionellement contre une ceinture blanche plus grande et plus forte (habituellement des ceintures blanches qui sont sur le point de passer bleue). Bien sur pour le serieux du systeme de graduation des ceintures cela ne doit se produire qu'occasionellement . La peur de "taper" contre une ceinture blanche est une chose qui touche surtout les nouvelles ceintures bleues les quelques semaines qui suivent leur promotion car c'est le moment ou c'est le plus susceptible de se produire. (le fait d'etre particulièrement réticents au fait de "taper" aux cours des premieres semaines qui suivent l'aquisition de leur ceinture, est probablement ce qui explique la "jinx" (poisse) des ceintures bleues qui se traduit par un pourcentage supérieur à la normale des taux de blessures). D'un autre coté cette peur provoque aussi chez eux une forte motivation pour progresser.

En jiu jitsu la couleur de la ceinture a une vraie signification, en regle general une ceinture violette est sensée en savoir plus qu'une ceinture bleue. Bien sur il y a toutefois parfois des exeptions, par exemple une personne qui apprends un rythme extrêmement rapide, une personne qui est bleue depuis 10 ans ou une personne qui a une grande experience passée en judo etc...Un jour, j'observais le cours de l'après-midi, donné par Fernando Magrão (le jeune frere Fabio Gurgel.) Un jeune gars ceinture bleue tournait avec une ceinture marron. La ceinture bleue étrangle la ceinture marron, non pas une fois, pas deux fois, mais trois fois. La ceinture marron l'a regardé surpris la première fois, étourdis la deuxième fois, et dévasté la troisième fois. C'était un de ces événements anormaux. Moins de deux ans plus tard, cette ceinture bleue portait une ceinture noire (Tatame magazine décrit sa nouvelle ceinture "cai bem" bien ajustée), et au Mundial 1999, il a battu deux des meilleurs competiteurs (Mario Sperry et Roberto Magalhães ) Pour gagner la médaille d'or en absolute. Son nom: Rodrigo "Comprido" Medeiros.

Malibu aime parler de jiu jitsu d'ailleur il a beaucoup de choses a raconter sur ce sujet. C'est logique, cela fait plus de vingt ans qu'il pratique et il a pratiqué avec les légendes du jiu-jitsu. Malibu a commencé le jiu jitsu avec Rolls Gracie, le fils de Carlos, le neveu de Helio, cousin de Royce, Rorion, et Rickson. Lorsque Rolls est décédé en 1982, dans un accident de delta-plane, Malibu s'est alors entrainé avec Rickson (considéré comme le plus fort de la famille Gracie) jusqu'à ce que Rickson ne déménage aux États-Unis en 1989. Malibu ensuite c'est entrainé avec l'un des meilleurs élève de Rolls ( l'un des cinq à avoir recu sa ceintures noires des mains de Rolls.) Jacare. J'ai eu quelques moments de confusion jusqu'à ce que je réalise que Jacare était en fait le surnom de Romero Cavalcanti fondateur et co-propriétaire de l'académie Master Jiu-jitsu.

Pendant sa jeunesse Malibu c'est aussi entrainé avec la plupart des jeunes Gracie: Royce, Royler, Renzo, Ralph, et leurs cousins les Machado. Les Gracie sont nés avec un kimono explique Malibu et c'est a peine exagéré car il existe un film en 8mm ou l'ont voit Rorion et ses frères faire des projections sur un tatami a un age ou ils devaient a peine avoir fini de mettre des couches.

Malibu, a l'époque n'as tu jamais imaginé que le jiu-jitsu deviendrait ce qu'il est devenu aujourd'hui? "Jamais", dit il "Il était notre vie. Nous ne vivions que pour le jiu-jitsu. Il etait notre travail, notre famille. L'académie etait notre maison ". le Jiu jitsu etait pour nous ce que l'eau est pour le poisson.
En ce moment les lutteurs américains semble être dans tout les esprits. Ce sont les gars à battre, ils l'ont dit. Si ils sont assez bons, ils peuvent nous poser des problèmes, explique Malibu. Une ceinture blanche qui écoute dit, "Mark Kerr a le bras plus gros que ma jambe". Il s'agit là d'une plus ou moins exacte déscription des bras de Kerr. Kerr a récemment battu l'ami de Malibu, Fabio Gurgel. "J'étais là", dit il. «Je n'ai pas aimé voir Fabio perdre". Les juges ont donné la décision a Kerr. Mais Kerr n'a pas fait taper Fabio. "Comment un gars qui fait 30 kilos de plus que vous peut se dire meilleur si il n'est pas capable de vous finaliser ? Ok Fabio n'a pas gagné", Malibu l'admet, mais comment pouvez-vous dire que Kerr a gagné? (en fait, Fabio a admis que Kerr "a gagné le combat" ). Le problème c'etait les regles. Les lutteurs n'essayent meme pas de passer la garde. Dans ce cas, d'autant plus qu'ils ne portent pas de kimono, il n'y a pas beaucoup d'attaque, que vous pouviez faire.
C'est vrai, les lutteurs ne pratique pas de la meme facon. Les lutteurs ne combattent pas en kimono. En Vale tudo le contexte est à leur avantage. Le jiu-jitsu a été conçu pour l'auto-défense contre de plus grands, de plus forts adversaires, mais pour battre un lutteur olympique de 30 kilos de plus que soit avec avantage "surnaturel" de force (comme quelqu'un l'ajouté), qui ne fournit meme pas de vêtements utilisables comme levier, c'etait peut-être trop demander.

Pour voir du véritable jiu-jitsu (par opposition au vale tudo et a la self défense), m'explique Malibu tu dois aller voir un tournoi de un jiu-jitsu. Justement, une competition allait avoir lieu. Une competition entre élèves des differantes academies Alliance allait se tenir ce week-end pour sélectionner ceux qui allait representer l'équipe Alliance. Master Jiu-jitsu faisait partie des academies Alliance, le réseau d'écoles administré par Jacare. Fabio Gurgel viendrait de São Paulo, où il avait créé une nouvelle academie. Fabio ne combatterait pas mais viendrait avec son meilleur élève Leozinho tout récemment promu ceinture noire. A voir Leozinho on aurait pu croire qu'il serait plus à l'aise devant un ordinateur que sur un tatami. Mais quand il affronta Ratinho qui bien que plus petit, ressemblait lui à un combattant, avec un corps musclé et tracé . Je me rendis compte qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture. Leozinho rentra dans Ratinho comme un couteau chaud dans du beurre.
Le jeune ceinture bleue de tout a l'heure était là aussi...

Le tournoi avait lieu à l'Université Gama Filho, Je m'y rends avec Malibu dans sa vieille VW coccinelle, nous accompagnent Jorge Guimaeres (une ceinture noire et producteur de l'émission de télévision Passando a Guarda), et plusieurs autres combattants d'Alliance, dont Leo Branco et Robert Traven. Malibu m'explique les règles, qui sont simples en théorie, mais qui laisse aussi beaucoup de place à l'appreciation de l'arbitre, ce qui donne parfois lieu a des controverses. Les combats commencent debout (comme en judo et en lutte). Deux points sont accordés pour une projection ou un take-down (queda). Une fois au sol, deux points sont accordés si on controle l'adversaire avec le genou sur le plexus (joelho na barriga) ou si il renverse (raspagem et inversão da Guarda), trois points pour passer sa garde (passagem da Guarda), et quatre points pour la monte ou prise du dos (montada et Costa). Des points sont également accordés lorsque l'on est tout proche de reussir quelque chose (vantagem), ces points sont nécessaires quand le combat est tres serré. Les points de pénalité (punicão) sont déduites pour violations des règles, le plus commun est le "décrochage".

En ceinture noire les combats durent 10 minutes. En ceinture marron 8 minutes, et en violette, le bleue et le blanche ils durent respectivement 7, 6 et 5 minutes. Le combattant qui contabilise le plus de points à la fin du combat, gagne, à moins bien sur qu'un des combattants n'aie forcer l'autre a abandonner suite a une soumission. Cela ne se produit pas souvent. Peut etre parce que les combattants manquent de technique.(C'est ce que pense Rickson.) Peut-être parce que en jiu-jitsu les techniques défensives sont très efficaces. Ou peut-être parce les combattants qui s'affrontent sont d'un niveau tres proche. Quelle que soit la raison, les gars qui soumettent regulierement leurs adversaires sont très admirés ont les appelles des "finalizadors".

Il n'y avait pas beaucoup de "finalizadors" dans cette compétition. La plupart du temps pendant les combats, on aurait dit qu'il ne se passait rien, mais les spectateurs etaient attentifs. Il ne fait aucun doute, qu'ils connaisaient les différentes positions et l'importance des mouvements subtils. Les combats avec le moins d'action apparente suscitaient le plus d'enthousiasme. Le fait que rien ne se passe, mais qu'on sente que quelque chose allait se produire, mettait le public en trance . Le combat le plus palpitant fut un combat entre deux ceintures noires. Le combat commenca, comme la plupart des combats, un des combattant sauta et placa ses jambes autour de l'autre la taille de l'autre. Beaucoup de combattants aiment cette position, car elle leur donne la possibilité de marquer deux points grace a un renversement et aussi de tenter des etranglements ou des clefs, alors que pour le combattant du dessus la seule facon de marquer des points est de passer le garde. Pendant 9 minutes et demi, les combattants resterent dans cette position, celui au dessus essayant de passer la garde,et celui d'en dessous essayant de renverser l'autre, mais aucun ne parvint a ses fins. A quelques secondes de la fin il se passa quelques chose, je vis le combattant qui etait en dessous tourner la tete et parler a ses entraineurs. C'est ce moment qu'il choisit pour renverser son adversaire et ainsi gagner deux points, le match, et le titre....
Ce que j'ai trouvé d' atypique dans ce combat c'est le fait que la victoire ne se decide qu'a quelques secondes de la fin sur un mouvement et ce de facon tres subtil. Tres technique me dirent les bresiliens...

Sur la route qui nous ramenait Eduardo, Malibu et moi meme vers Ipanema, je demande a Malibu qui est au volant : " Elles signifient quoi ces lumieres rouges ?" pointant du doigt les feux de signalisations. "Elle signifient la meme chose qu'au Etats-unis" me repond il ettonné par ma question. "c'est étrange, aux Etats-unis elles signifient qu'il faut s'arreter" lui dis je. "C'est ce qu'elles signifient aussi au Brésil" me repondit il....Apparement mon sens de l'humour etait trop tordu. Parce que depuis que nous roulions Malibu avait bruler un a un tout les feux rouges qu'il y avait sur notre route..... En fait, je n'étais pas sûr que j'allais survivre a ce voyage. Eduardo lui n'était pas inquiet. Il semblait habitué.

De retour à l'academie le lendemain, je regardais un grand mec ceinture bleue, un champion d'état, tourner avec une ceinture blanche qui semblait en connaître assez pour offrir une bonne résistance, mais pas suffisamment pour être en mesure de menacer l'autre. À un moment donné la ceinture blanche attrape la tete de la ceinture bleue la tire pour tenter un headlock et se place dans une position qu'on appelle en japonais "Kesa gatame". C'est une position très rare au Brésil me dit Malibu. A bon Pourquoi ? (cela ressemblait à une position que j'avais vue cent ou mille fois dans des bagarres de cours d'école et dans les bagarres de rue aux USA. Un des gars enroule son bras autour de la tete de son adversaire) quand on est au sol il semble que c'est une bonne technique, du moins pour immobiliser un adversaire.

Non me reponds Malibu, trop facile de sortir ou de renversé. Pourtant cela ne parraissait pas trop facile pour la ceinture bleue, qui se debattait pour tenter de sortir de la position. Finalement il reussi a renverser son adversaire en utilisant "o grossuro" (ce que les Brésiliens appelle de la force sans technique). En realité il aurait pu renversé son adversaire facilement et techniquement si il avait l'habitude de travailler a partir de ce cas de figure. Mais comme cette situation est soit disant facile, il ne prend pas la peine de la travailler et a tout le mal du monde a en sortir lorsqu'elle se presente.

Cela m'evoque un paradoxe. Si vous savez défendre et surtout contrer une attaque, l'adversaire ne la tentera pas, la probabilité de succès étant trop faible, le coût trop élevé en conséquence. A partir du moment ou il n'attaque pas, vous ne defendez plus. Mais si vous ne defendez plus il devient alors attrayant pour lui d'attaquer. Si bien savoir defendre empeche les attaques d'aboutir. La clef est donc la défense. Mais d'un autre coté le fait d'attaquer sans cesse son adversaire l'oblige à se focaliser sur sa défence, ce qui donc l'empeche de faire autre chose, y compris attaquer lui meme. Donc, l'attaque est une forme de défense.

Comme la plupart des arts martiaux, le jiu-jitsu a commencé comme une forme d'auto-défense. Le jiu jitsu dans sa forme sportive comme nous pouvons le voir en competition est quelques chose de tres recent. Quand un art martial existe sous deux formes, l'original auto-défense et une forme sportive avec des règles et des points pour determiner le «gagnants», l'efficacité de l'auto-défense peut être sacrifié à l'efficacité à marquer des points dans les regles definies de la competition. A mon avis les Brésiliens ne travaillent pas cette position "kesa gatame" et ses sorties, non pas parce ce qu'elle n'est pas efficasse (car elle l'est). Ils n'utilisent pas cette position parce qu'elle n'offre pas de points en competition. En jiu jitsu vous ne marquer pas de points en immobilisant votre adversaire (contrairement au judo et a la lutte). De plus, vous ne pouvez pas vraiment attaquer votre adversaire a partir de cette position (la seule attaque serait une clef d'epaule appliqués avec les jambes). Pour cette raison, personne n'utilise cette position et donc ne travaille ses sorties.

Meme si vivre et s'entrainer à Rio est tres bon marché, vous ne pouvez plus rester si vous n'avez plus d'argent, et sans visa et autorisation, vous ne pouvez pas y travailler et donc gagner de l'argent (bien que, comme beaucoup de gens disent la bas, il ya beaucoup de choses en Brésil qu'on ne peut pas faire et que pourtant tout le monde fait). Malibu m'a encouragé a continuer de m'entrainer. "Tu es à mi-chemin de la faixa azul" (ceinture bleue). Mais voila je pars pour au Japon. Je serai à jamais une ceinture blanche. Sauf si un miracle se produit. Ou que je reviens au Brésil...

ARRIVA RORION : Ou comment Rorion Gracie a revolutionné la facon de voir et de s'entrainer aux arts martiaux aux Etats Unis.


Tout a commencé le jour ou un expert japonais Mitsuo Maeda de passage au Brésil, a enseigné les rudiments de la version japonaise du jiu-jitsu à un jeune brésilien de descendance écossaise appelé Carlos Gracie, qui l'a lui même ensuite enseigné à son jeune frère Helio. Ensemble, ils l'ont enseigné à leurs légions de fils, de petits fils et de neveux, et plus tard à d'autres Brésiliens assez curieux pour vouloir apprendre et assez courageux pour essayer.
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Le jiu-jitsu des Gracie est resté un secret brésilien jusqu'au début des années 90, pas par conception, mais parce que personne à l'extérieur du Brésil ne s'y était intéressé. Bien qu'un membre de la famille, Carley Gracie, fils de Carlos Gracie et neveu d'Helio, enseignait le jiu-jitsu à une petite échelle aux Etats-Unis depuis 1972, pas un article sur le "Gracie Jiu-Jitsu" n'etait paru dans les magazines d'arts martiaux pendant les années 70 ou 80. Rien jusqu'au "boom" de 1993. D'ailleur le premier article sur le sujet n'est pas paru dans un magazine d'arts martiaux, mais dans play-boy, en 1989. Cet article etait consacré au cousin de Carley, Rorion le plus agé des fils d'Helio qui, comme Carley, enseignait le jiu-jitsu aux Etats-Unis (depuis 1979). Mais à la différence de Carley et des autres membres de le famille, Rorion avait un diplome universitaire (en droit), et était ambitieux. Il voulait faire de l'art familial un empire mondial. L'Amérique était évidemment l'endroit ou commencer.

Le problème était que le public américain naïf avait une certaine conception de ce qu'etait les arts martiaux et le Gracie jiu-jitsu etait loin de ressembler à ca. Ceci etait du en grande partie à la popularité phénoménale du film de Bruce Lee Enter the Dragon et toutes les imitations qu'il avait engendré, les gringos crédules en étaient venu a associer les arts martiaux à quelque chose qui ressemble plus a de l'acrobatie et à de la gymnastique plutot qu'a de la self defense et du combat (Le pire c'est que les films d'avant l'ère Bruce Lee montraient des scenes de combats bien plus réalistes. Regardez  Shane ou From Russia with Love ensuite regardez n'importe quel film d'arts martiaux et dites moi quels films presentent des scenes de combats qui ressemblent le plus a des bagarres que vous avez vues ou auquelles vous avez participer)

Les Brésiliens ne faisaient pas non plus ce que les pratiquants d'arts martiaux etaient sensés faire dans l'imaginaire des gens. Ils ne grondaient pas, ne hurlaient pas, ne faisaient pas de grimaces. Ils ne cassaient pas des tuiles avec des coups de pieds sautés retournés, ne cassaient pas le goulot de bouteilles de whisky avec le tranchant de la main. Ils ne cassaient pas des briques ou des blocs de glace avec leurs tetes. Ils n'arrachaient pas les cornes des taureaux, ils n'assomaient pas des chevaux avec des coups de poings retournés, n'eteignaient pas des bougies grace a la puissance du ki etc... Ce que les Brésiliens savaient faire eux par contre c'etait soumettre rapidement les artistes martiaux qui executaient ces exploits impressionnants mais en fin de compte vides de sens.

Rorion avait un autre problème. Le Jiu-jitsu n'est pas un art qui se prette à des démonstrations soigneusement chorégraphiées (la méthode promotionnelle habituelle dans l'industrie des arts martiaux) Car les techniques ne semblent pas impressionnantes et souvant la plupart des gens ne comprennent pas ce qu'ils voient. Les techniques impressionnantes lors de démonstrations sont rarement les techniques qui sont efficaces en combat. Malheureusement ca, les potentiels futurs etudiants qui assistent a ce genre de demonstration ne le savent pas.

Mais Rorion avait un plan....

Lui et ses frères Rickson, Royce et Royler allaient lancer des defis a des combattants d'autres styles. Ces défis constitueraient un test et l'issue du combat prouverait la supériorité de l'un ou de  l'autre. Des challengers insouciants se presenterent. Jason Delucia par exemple était si confiant sur sa victoire contre Royce qu'il avait parié 500 $ sur le résultat (Jason dit qu'il respecte Rorion car celui ci refusa l'argent). D'autres eurent une attitude plus prudente (Erik Paulson dit que les Gracie sont des types les plus agréables que vous n'ayez envie de rencontrer, quand ils debarquerent sur la scène avec leurs défis , il les trouva "assez intimidants").
 
Apres cette serie de défis, Rorion a l'aide de son camescope realisa une serie de cassettes vidéos instructionnelles de Gracie jiu-jitsu et en fit la promotion grace a 2 autres cassettes (Gracie in action 1 & 2) qui comprenaient des vidéos de défis effectués au Brésil et ceux de Los Angeles dont nous avons parlé precedement. Sur ces cassettes on entendent Rorion en voix off expliquer que " 95% des combats de rue se terminent au sol apres un corps a corps" pendant que les images confirment ses dires en montrent les representants du Gracie jiu jitsu venirent a bout d'experts en Kung Fu, d'instructeurs d'Hapkido etc...
Le message était clair et Rorion n'etait pas subtil a ce sujet: Achetez nos cassettes, venez apprendre le jiu jitsu, donnez-nous votre argent. Malgré cela la technique eut son succes. Mais pour Rorion ce n'etait pas assez. De plus il realisa qu'on attire pas beaucoup de monde si il faut les inviter un par un chez soi et les battre dans un défi. Cela peut meme provoqué le phénomene inverse, des challengers battus peuvent se vexer, et ne pas revenir, ce qui serait une catastrophe.

Rorion réfléchissait : "Comment  faire connaitre le jiu jitsu a des milliers de personnes et surtout  les impressionner ?".

Il réalisa alors que la solution etait quelques chose qu'il connaissait déja : un vale tudo ! Des combats inter styles tres populaires au Brésil depuis les années 50 et meme avant. Dont son oncle Carlson avait ete un grand champion. Rorion lui meme ainsi que la plupart de ses freres et cousins avaient aussi deja participés a ce genre d'evenements. Rorion allait simplement en organiser un aux etats unis. Il l'appela "Ultimate Fighting Championnship" Le premier evenement (qui sera suivit d'une longue serie) eu lieu en 1993 Royce le petit frere de Rorion allait représenter le Gracie jiu jitsu dans ce tournoi face a des combattants venu d'univers aussi differants que le karate, le kung-fu, le judo, la boxe, la savate ou la lutte.

L'idée d'un tournoi style contre style, avec élimination direct a été en grande partie de ce qui fait le succès de la compétition. (Il pourrait bien avoir été inspiré par le succès du film avec Jean Claude Van Damme "Bloodsport", en 1987 qui raconte l'histoire de la soit disant histoire vraie d'un tournoi d'arts martiaux qui s'est tenu à Hong Kong.) De plus si chaque combat est un compétition individuelle entre les athlètes, c'est en même temps une compétition entre les "styles" qu'ils représentent.

Si Royce gagne le tournoi, les perspectives de merchandising serait illimitées. (Rorion fait donc en sorte d'enregistrer le nom de "Gracie Jiu-Jitsu» et le logo Gracie, destiné à être utilisé exclusivement par lui-même ou sous licence.) De plus le Gracie Jiu-Jitsu va pouvoir faire quelques chose qu'aucun autre art martial n'a jamais pu faire: non seulement donner la preuve qu'il est efficace mais aussi qu'il est plus efficace que les autres styles. (Rorion laisse bien sur sagement les téléspectateurs en venir à cette conclusion manifestement fallacieuse de leur propre chef. Lui se contentant simplement de dire qu'il est bon pour tout pratiquant d'art martial de completer sa propre pratique par la pratique du Gracie jiu-jitsu)
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Les Brésiliens savent que tout peut arriver pendant un combat et que la seule façon de ne jamais perdre c'est de ne pas combattre....Rorion savait que des membres de sa famille et d'autres pratiquants de jiu jitsu, étant des etres humains, avait déja perdus des combats. Mais il avait également compris la psychologie de l'américain fan d'arts martiaux, qui reve de déambuler dans les rues de n'importe quelle ville des États-Unis ne craignant personne. Après tout, que vaut un art martial si il ne vous rend pas invulnérable? Rorion proclama alors que «le clan Gracie pouvait se targuer de 70 ans d'invincibilité en combats". Alors que dans la cassette "Gracie in action" il avait inclus des images de la defaite de son père Helio contre Masahiko Kimura. Mais personne ne remarqua la contradiction...

C'est ainsi que Rorion Gracie changea  la face des arts martiaux aux Etats-Unis, et c'est aussi ainsi que, beaucoup de Brésiliens qui se demandaient probablement ce qu'ils allaient bien pouvoir faire pour gagner leur vie, gagnent maintenant tres bien leur vie dans leur propres académie de jiu jitsu aux "Estados Unidos". Même si, comme l'un d'eux m'a dit, Rorion "ne veut aucun d'entre nous ici."

Un sage à bien des égards, Gene Lebell, a déclaré: "it doesn’t matter what you call it, as long as you can do it". Mais Rorion n'est pas d'accord. Le nom a énormément d'importance, en particulier si vous voulez gagner de l'argent avec. Il ya toute la différence du monde entre le jiu-jitsu et Gracie Jiu-Jitsu.

Global Training Report: Le jiu-jitsu dans la zone sud de Rio de 1997 à 2007

En surfant sur le site IKUSA, j'ai retrouvé un ancien sujet très intéressant d'un des membres, à savoir "Addicto" qui avait traduit une série de textes de Roberto Pedreira un américain qui suite a sa rencontre avec le jiu jitsu Brésilien est parti au Brésil pour s'entrainer. Il a visité la plupart des académies a rencontré et s'est entrainé avec les plus grands noms du jiu-jitsu.

Le "Global Training Report" raconte ses différents voyages qui se déroulent entre 1997 et 2010.
  
Premiere partie: A Arte Suave 1997 - 1999



- ARRIVA RORION: Ou comment Rorion Gracie a révolutionné la façon de voir et de s'entrainer aux arts martiaux aux Etats Unis



- MASTER JIU JITSU: La théorie et la pratique du jiu-jitsu selon Sergio "Malibu" Jardim



- GRACIE HUMAITA: Entrainement avec Robin, Rokler et Royler a Botafogo



- ALLIANCE: Entrainement avec Romero "Jacaré" , Rodrigo Comprido et Magrão Gurgel a Ipanema


- DOJO JIU JITSU: Entrainement avec Aloisio, Leka et Cafe a Copacabana / Conversation avec Ricco Rodriguez, Sergio Penha et Reyson Gracie



- CORPO QUATRO: Entrainement avec Sylvio Behring et Alvaro Barreto a Copacabana / La veritable histoire et la philosophie du jiu-jitsu Brésilien


-MEHDI: Un irreverent, iconoclaste, révisionniste sur l'histoire des Gracie.



-ZOCA: La vie et le jiu-jitsu dans les deux Brésil.

  
Énorme travail de traduction, un grand merci à Addicto d'IKUSA !
Bonne lecture !

Source : http://www.ikusa.fr/forums/topic/6068-global-training-report-le-jiu-jitsu-dans-la-zone-sud-de-rio-de-1997-a-2007/

samedi 30 mars 2013

Comment bien récuperer après un effort.


La récupération après un effort est essentielle pour continuer à progresser et éviter les douleurs, blessures et la fatigue. Voici quelques conseils pour améliorer sa récupération après un effort.

- Dès la fin de l’effort, boire à petites gorgées une eau minérale riche en bicarbonates comme la Vichy St Yorre, l'eau + le sel diminue l’acidité musculaire et tendineuse liée à la production d’acide lactique.

- Pendant l’heure qui suit la fin de l’effort, il faut commencer à reconstituer ses réserves énergétiques. Pour cela, un apport rapide de glucides doit être assuré, soit en ajoutant du sucre dans l'eau gazeuse, soit en la coupant avec du jus de fruit. Les sodas (aux fruits ou au cola) ou le thé sucré sont à éviter car ils sont trop riches en sucre et réhydratent mal. En revanche, le lait, si vous n'avez pas de problème pour le digérer, est très efficace contre l'acide lactique produit par les muscles. Il est très important de boire cette boisson sucrée pendant l’heure qui suit, car au-delà de ce délai les réserves de glucides sont difficiles à reconstituer. En sachant aussi qu’un apport sucré après l’effort ne se transforme pas en graisses (alors que si on consomme un produit sucré très à distance d’un effort physique, une partie du sucre va se transformer en graisses qui vont ensuite être stockées sous la peau).

 - Effectuer des étirements dit passifs.
  Les étirements après le sport se pratiquent afin de remettre le corps dans une situation de repos et non d’effort. Il ne faut donc pas pousser les étirements, l’exercice n’est pas du domaine de la performance, ressentir une petite douleur est tout à fait normal, cependant, il ne faut pas dépasser un seuil de douleur important sous peine de provoquer une déchirure ou de se blesser plus gravement. De même, l’étirement après un effort physique ne doit pas être immédiat, mais s’effectuer quelques minutes après la fin de l’exercice.
Ils sont réalisés dans une position de repos, de confort, favorisant la détente, éliminant toute contrainte, tout travail musculaire.
La pesanteur et le poids du corps vont déclencher l’action d'étirement, réalisée lentement, progressivement sans à coup jusqu’à obtenir un allongement maximum toléré par l’organisme, vous devez ressentir une légère sensation d'étirement mais pas de douleur !
Tenez chaque position de 20 à 30 secondes tout en veillant de ne pas bloquer votre respiration.

 - Prendre une bonne douche
 
L'idéal est de se doucher à l'eau tiède, ou fraîche pour les plus courageux. Si ce n'est pas possible,  passez-vous un gant bien frais sur le corps.
Si vous avez fourni un très gros effort, vous pouvez aussi tremper vos jambes dans un bain d'eau froide.
Le froid a un effet anesthésiant, resserre les vaisseaux sanguins facilitant ainsi le retour veineux.

- Avoir un repas adapté

Manger après l'effort, oui... mais pas n'importe quoi ! Ainsi, le premier repas après l'effort doit avant tout garantir une bonne récupération. Idéalement, il se compose de féculents (pâtes, riz, pomme de terre, pain...) pour achever la recharge des réserves en glycogène, d'une ration de viande maigre, de poisson ou d’œufs, pour compléter l'apport protéique nécessaire à la récupération musculaire, et de légumes et fruits riches en vitamines et minéraux. L'apport de graisses doit rester très limité. En dessert : un laitage pour reconstituer ses réserves de calcium et un fruit, en particulier des fruits secs comme les pruneaux, pour le potassium qui limite l'apparition des crampes.

- Continuer à boire, un petit peu par un petit peu, jusqu’au coucher de l’eau plate ; avec un repère : les dernières urines du soir doivent être très claires sinon il faut boire à nouveau avant  le coucher.

- Se reposer.
Le sommeil est le facteur le plus important pour une bonne récupération.
Quelques conseils pour mieux dormir : bien aérer la chambre avant le coucher, pas plus de 16° de température dans la chambre, surélever un peu les jambes (un coussin sous le matelas du côté des pieds) ça facilite le retour veineux, nettoie mieux les toxines et les veines des jambes récupèrent mieux,  il faut que la lumière soit faible pendant l’heure qui précède le coucher et que l’activité soit plutôt calme ; éviter les activités qui stimulent trop le cerveau le soir.


Bonne récupération !








mardi 26 mars 2013

Une ceinture noire piège des élèves d'une académie


Alex Vamos (ceinture noire sous Joe D’Arce) va piéger certains élèves de jiu-jitsu du Alan Belcher MMA Club.

Il va se faire passer pour un débutant ayant pour seul bagage ses cours de kung fu.

Il se présente donc avec une ceinture blanche qui a été noué n'importe comment et effectue très maladroitement tous les petits exercices d’échauffements. 

Mais lorsqu'ils se mettent à tourner, il va devenir un cauchemar pour les élèves gradés.

Une bonne leçon d'humilité !

 

jeudi 7 mars 2013

Music for Training, Fight and Win !

Voici 2 mix réalisés par deux Dj "DSJ & DJA" qui regroupent les meilleurs musiques des films d'actions des années 1980 !
L'idéal pour s'entrainer, se motiver et dépasser ses limites !

Now, just Listen, Train, Fight and Win !



 


 

And remember .....

NO PAIN,
NO GAIN !